Comment ouvrir un salon de maquillage permanent?

Comment ouvrir un salon de maquillage permanent?

On adore la magie du maquillage qui nous rendre belle, nous donne des lèvres pulpeuses et colorées et des sourcils bien dessinés. Malheureusement, cette magie ne dure qu’une seule journée. Il faut recommencer le travail le lendemain si on veut rester impeccable. Contrairement au maquillage traditionnel, le maquillage permanent promet un résultat plus durable. Mais cette pratique qui n’est  autre qu’un tatouage, n’est ni anodin, ni sans danger. Quelques précautions s’imposent avant de se lancer.

Le microblading : la nouvelle tendance du maquillage

En vogue depuis quelques années, la dermo-pigmentation est une technique qui se généralise dans de nombreux instituts. Face à la demande croissante et surtout le besoin d’être toujours impeccable toute la journée sans se soucier de la retouche, les instituts de beauté propose de plus en plus le maquillage permanent. Le marché explose.

Cette nouvelle tendance plaît à tout le monde. La séance ne dure qu’une heure, le pigment déposé sur la surface de la peau s’élimine petit à petit sur une année. Les tarifs d’une séance sont aussi accessibles. Ce sont donc les conditions que cherchent les consommatrices.

Du côté des professionnels, l’apprentissage se fait en très peu de temps, 21 heures réparties sur 3 jours. Aucun diplôme, ni aucune formation technique ne sont requis pour ouvrir un salon. La prestation est rentable. L’installation est facile et ne nécessite pas un gros investissement. Pour autant, le maquillage permanent qui n’est ni plus ni moins qu’un tatouage ne doit pas être pris à la légère.

Les esthéticiennes doivent bien connaître les obligations avant de vous lancer.

maquillage permanent lèvres

Ouvrir un salon de maquillage permanent : les obligations

Selon la législation adoptée en 2008, le maquillage permanent rentre dans la même catégorie que le perçage et le tatouage. Voici donc les obligations avant d’ouvrir un salon de maquillage permanent.

Une obligation de formation

Aussi surprenant que cela puisse paraître en regard des risques encourus par les clients, que ce soit sur le plan esthétique ou sur le plan de la santé, n’importe qui peut pratiquer le maquillage permanent. Il n’est pas besoin d’être esthéticienne. Aucun diplôme n’est requis. Seul un stage sur l’hygiène et salubrité de 21 heures est obligatoire. 

Chaque praticien doit donc suivre une formation maquillage permanent. Cette formation a pour but d’informer les praticiens de tout danger et limiter les transmissions de virus qui peuvent être mortel comme le sida et de l’hépatite C. Le stage met l’accent sur les réglementations relatives au tatouage et perçage, les normes concernant les encres, les règles d’hygiène, antiseptiques et désinfectants, les risques d’allergie, l’élimination des déchets, le nettoyage et désinfection de l’espace de travail et les règles de protection du travailleur. A la fin du stage, l’attestation de formation sera délivrée par l’organisme agrée. Elle doit être disponible et affichée à l’institut.

Cette durée de 3 jours de formation semble très courte pour maîtriser le geste et assurer une bonne prestation. En effet, il est très délicat de retoucher le dessin d’une bouche ou restructurer un sourcil. Il va de même pour la maîtrise de la colorimétrie. Ces compétences nécessitent des années de pratique. Il est ainsi important de bien choisir son institut.

Le choix de matériel

Il existe toute sorte de matériel et aussi à tous les prix. Cependant, il n’est pas question de pratiquer le maquillage permanent avec n’importe quel appareil. Ce dernier doit être un dermographe porteur du marquage CE, et non un trico-dermographe, ni une machine à tatouer.

A noter, un bon appareil de qualité coûte environ 7000€.

Des pigments conformes

Chaque institut, chaque esthéticienne est responsable de sa pratique et de produits qu’il utilise. Les encres doivent répondre aux normes CE ; le flacon doit être stérile, en unidose et en base aqueuse. Les pigments doivent être en cours de validité. L’origine de pigments doit être traçable ; la provenance de produit doit être écrite sur l’étiquette ainsi que la présence d’un numéro de lot et d’une date de validité.

A noter que les encres de moindre qualité n’auront pas de tenue dans le temps. Le résultat et la couleur ne seront pas satisfaisants et ont tendance à s’effacer plus facilement. D’autant plus que la tenue dans le temps dépend également de l’exposition aux UV, de type de peau et de l’exfoliation naturelle de peau.  

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